Publication Scientifique | Pourquoi certains patients atteints de maladies du sang font-ils plus de thromboses que d'autres ?
Voulez-vous nous aider à améliorer le service offert en autorisant Matomo à collecter ces informations ? En savoir plus

En bref
Les néoplasies myéloprolifératives (comme la thrombocytémie essentielle et la polyglobulie de Vaquez) sont des maladies du sang qui augmentent le risque de thrombose, c'est-à-dire la formation de caillots pouvant provoquer des complications graves (AVC, embolies pulmonaires, etc.).
Aujourd'hui, les médecins disposent d'outils pour apprécier ce risque, mais ils restent imprécis et insuffisants pour identifier les patients les plus exposés.
Cette étude avait pour but de savoir si certains marqueurs biologiques liés à l'inflammation et à la coagulation pouvaient aider à mieux prédire le risque de thrombose chez des patients récemment diagnostiqués avec une néoplasie myéloproliférative.
Près de 400 patients ont été inclus, et plusieurs marqueurs sanguins ont été analysés afin de voir lesquels étaient associés à un risque plus élevé de formation de caillots.
Ce qu'il faut retenir
- Des marqueurs comme la calprotectine sont associés à un risque plus élevé de thrombose
- Le lien est encore plus fort chez certains patients porteurs de la mutation JAK2
- L'aspirine, couramment donnée chez ces patients, permet de diminuer ces marqueurs de thrombo-inflammation
« Mieux comprendre les mécanismes qui relient inflammation et thrombose, c'est se donner les moyens d'anticiper les complications et d'adapter plus finement les traitements pour chaque patient. L'objectif est simple : réduire les accidents graves et améliorer la qualité de vie des personnes concernées. » Pr Chloé James
Il s'agit de la plus grande étude à ce jour liant les marqueurs de thromboinflammation au risque thrombotique chez les patients atteints de MPN et identifiant des biomarqueurs potentiels pour les scores futurs de risque de thrombose.
Étude promue par le CHU de Bordeaux - Projet MPN-BIOCLOT (APIK 2018), financé par le GIRCI SOHO et le Cancéropôle Grand Sud-Ouest. Investigatrice coordinatrice : Pr Chloé James
Pour en savoir plus sur la publication : https://www.nature.com/articles/s41375-025-02836-8